Et pendant ce temps là...
J’évoquais dans le bilan précédent cette fuite en avant, les conséquences terribles pour ne pas dire suicidaires de l’inaction politique face au réchauffement climatique. En France, les débats qui entament l’élection présidentielle de 2027 ne sont pas là pour nous rassurer sur le sujet. Pourtant les signaux d’alertes n’ont jamais été aussi forts ! Les hommes d’état changent mais n’apportent pas de solutions, voire à contrario, poussent le système qui nous jette dans le gouffre à l’extrême. Les lois de la physique, elles, sont invariables et incontournables.
Cet aveuglement, cette inconséquence ou plutôt cette folie se fait ressentir sur tous les fronts, pas que celui de l’environnement. Le lien est pourtant facile à faire avec les crises géopolitiques, les tensions économiques et sociales. En effet, défendre le climat, c’est défendre le vivant, la paix et la justice sociale. Je le répète, nous ne pouvons plus attendre. La nature brûle et se rebelle face à la maltraitance humaine et des millions de personnes en ont subi très fortement les conséquences ces derniers mois, ces dernières années sur l’ensemble de la planète. Là encore, nous ne sommes pas toutes et tous égaux. Ses effets touchent d’abord les plus vulnérables… les mal-logés, celles et ceux qui vivent à la rue, les personnes âgées, atteintes de maladies chroniques ou en situation de handicap.
La seconde main est désormais pratique courante, encouragée, facilitée. Soyons en satisfaits !
Mais ne nous méprenons pas, là encore, il y a anguille sous roche (enfin pour ce qu’il en reste… des anguilles). Pour exemple, Oxfam a rendu public un rapport concernant l’industrie textile que je vous encourage à parcourir : ici sur le site d'Oxfam France
La seconde main serait donc la solution à la crise écologique et textile. Pourtant, jamais les structures historiques du réemploi solidaire n’ont été autant fragilisées qu’aujourd’hui. Et nous savons de quoi nous parlons en l’occurrence. En effet, la croissance phénoménale du marché de la seconde main, ces dernières années, bénéficie finalement de plus en plus aux plateformes d’e-commerce et aux grandes enseignes de fast fashion. Sous couvert d’économie circulaire, ces acteurs développent de nouveaux marchés sans remettre en cause leur modèle économique pourtant à l’origine de la crise.
Cela s’appelle de la stratégie. Il s’agit d’une opportunité commerciale aux bénéfices collectifs amoindris et une source de revenus supplémentaires pour des actionnaires.
Les structures du réemploi solidaire poursuivent, elles, une mission d’intérêt général. Elles ont pour objectif de réduire les déchets, elles créent des emplois locaux et non délocalisables, accompagnent des personnes éloignées de l’emploi, rendent l’achat de vêtements accessibles aux ménages modestes, renforcent la cohésion des territoires, et utilisent l’argent gagné pour poursuivre ces missions sociales et solidaires.
Dès lors, une tonne de textile réemployée n’a pas la même valeur selon qui la traite et avec quel objectif. Et ce qui est vrai pour le textile, en particulier les vêtements, est vrai pour toutes les autres filières.Soyez vigilants et faites passer le message.
Pendant ce temps-là, bénévoles, salariés, volontaires, stagiaires de BAZAR, etc. œuvrent au quotidien :
- Nous étions ainsi présents en nombre au forum des associations de St Gelais et à l’incontournable forum des associations niortaises : PICASSO’S, pour sa 16ᵉ édition. Ce ne sont pas moins de 650 personnes avec lesquelles nous avons échangé !
- L’équipe du service Prévention, valorisation des déchets et économie circulaire (PREVALEC) de Niort Agglo s’est enrichie d’une chargée de communication. Nous lui avons fait visiter les trois sites de la Ressourcerie.
- Idem, nous avons rencontré le nouveau directeur d’ENVIE 79 et échangé sur l’importance du travail en réseau.
- Une deuxième session formation de deux jours, proposée par le Réseau National des Ressourceries et Recycleries sur la réparation des articles de bricolage et jardinage thermiques s’est déroulée dans nos locaux de l’avenue de Nantes. Un salarié et un bénévole des équipes de BAZAR, etc. y ont assisté.
- Deux salariés ont bénéficié d’une formation Sauveteur Secouriste au Travail (SST). Un troisième, en octobre. Notre objectif est d’avoir un salarié formé par site.
- L’association de préfiguration des « Ateliers du Rond-Point », au sein de laquelle président Georges était secrétaire, a été dissoute. Le projet des ADRP ne parlera sans doute pas à celles et à ceux qui nous ont rejoint récemment. Initié par le groupe EVHA, acteur niortais de l’insertion professionnelle, l’idée était de créer un lieu de coopération et d’innovation pour les porteurs d’initiatives solidaires et de projets de l’économie circulaire. Ce, sur les friches des anciennes usines SANDEFO. Au sein de ce « complexe », était prévu un « grand » magasin du réemploi au sein duquel nous avions assurément notre place. Ce projet, sous la forme envisagée, ne se fera point.
- L’idée d’un DLA 79 (dispositif d’accompagnement), à l’initiative de président Georges, émergea début 2025 avec l’idée, pour les structures du réemploi des Deux-Sèvres, de constituer ensemble un plaidoyer sur l’impact économique de nos structures sur le territoire d’une part et de mettre en place une coopération, d’autre part, afin de répondre potentiellement à des commandes de marchés publics. La restitution a eu lieu ce mois. Des élus de l’agglomération et du département, des partenaires institutionnels (dont la région et l’ADEME) ont pu apprécier ce travail fourni et investi qui confirme qu’une véritable dynamique territoriale peut se mettre en place et qui démontre que le réemploi est une solution a beaucoup de maux sociétaux.
- Enfin, pour conclure ce bilan mensuel, notons que nous avons eu, en ce mois de septembre, une compilation de retours positifs de la part de nos volontaires, stagiaires et apprentis ou de leurs parents sur leurs parcours au sein de l’association… cela donne du baume au cœur.
Voilà l’essentiel… ou presque !













